LE PATRONAT DE LA PRESSE TOGOLAISE ( PPT) DÉNONCE, RECADRE ET RENVOIE LE SCRIC AU CODE DE LA PRESSE

Par Ricardo AGOUZOU
afriquenligne.com
Publié le 11 Janvier 2021

La ènième intrusion des éléments du Service Central de Renseignements et d’Investigation Criminelle (SCRIC )dans la Presse fait monter le PPT au crénau avec un communiqué qui dénote toute sa colère.

Le PPT dénonce une surplantation de l’organe de régulation de la presse par le SCRIC qui viole les dispositions du code de la presse.

Pour le PPT les actes que pose le SCRIC sont attentatoires à la liberté de ĺa Presse surtout en faisant appliquer aux journalistes l’article 497 du code pénal.Sans langue de bois, le PPT dénonce les méthodes ubuesques du SCRIC visant à museler les journalistes et qui portent atteinte à la liberté de la Presse.

Voici l’intégralité du communiqué du Patronat de la Presse Togolaise( PPT)

COMMUNIQUE DU PPT
(Halte aux intimidations du SCRIC !)
Le samedi 09 Janvier 2021, le Patronat de la Presse Togolaise (PPT) a appris avec stupéfaction que le Service Central de Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC) a adressé une convocation au Directeur de publication du journal L’Alternative, Ferdinand AYITE, convocation qu’il est allé retirer à 15 heures. Il était invité à se présenter le lundi 11 Janvier 2021 à 9 heures dans les locaux dudit service pour les nécessités d’une enquête.
Approché pour nous enquérir des griefs portés contre lui, notre confrère dit qu’il ne connait pas encore le motif de cette convocation mais il a été rappelé plus tard vers 20 heures par le SCRIC qui a procédé au retrait de la convocation sur ordre de sa hiérarchie.
Le Directeur de publication du journal L’Alternative suppose que ladite convocation serait liée à un post sur sa page Facebook au sujet d’un accident de la circulation qui s’est produit dans le grand Lomé.
Si c’est pour ce post sur sa page Facebook que Ferdinand AYITE a été convoqué, le PPT condamne ces dérives du SCRIC qui fait une mauvaise lecture des nouvelles dispositions du Code de la presse et de la communication en son article 5, relatif à la Presse en ligne.
Cette convocation du confrère Ferdinand AYITE vient s’ajouter à celle du Directeur de L’Indépendant Express Carlos KETOHOU qui, au-delà de la convocation, a été enlevé nuitamment le 29 Décembre 2020 par les mêmes éléments du SCRIC.
Le PPT tient à faire la mise au point suivante pour éclairer l’opinion publique tant nationale qu’internationale sur l’amalgame que le SCRIC s’évertue à entretenir :
Primo : Nulle part dans le Code de la presse et de la communication en vigueur, il n’est formellement pas  interdit aux journalistes de faire usage des nouveaux médias comme les blogs, Facebook, WhatsApp, Twitter, Imo, Instagram… qui sous d’autres cieux, sont une extension des médias traditionnels (Presse écrite, radio et télévision).
Secundo : La propension du SCRIC à vouloir appliquer aux journalistes l’article 497 du code pénal est attentatoire à la liberté de presse au Togo. Ce faisant, le SCRIC se substitue et supplante la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication (HAAC) dans ses prérogatives. Seule la HAAC est habilitée à réguler la presse togolaise. Point n’est besoin de rappeler au SCRIC le principe sacrosaint selon lequel « le particulier prime sur le général ». En cas de délit de presse, le Code de la presse et de la communication prime sur le Code pénal. C’est ce que le législateur togolais avait avancé à l’époque pour rassurer les membres de l’association « SOS Journaliste en danger ».
Le PPT s’insurge contre cette obstination du SCRIC visant à museler les journalistes.
Halte aux méthodes ubuesques du SCRIC qui portent atteinte à la liberté de presse au Togo. 
                                                                               Fait à Lomé, le 09 Janvier 2021

Le Président

AKOLLOR Sassou Atialo

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