LE MOUVEMENT EN AUCUN CAS ET SES ALLIÉS DURCISSENT LE TON ET DEMANDENT DES SANCTIONS ÉCONOMIQUES ET POLITIQUES CONTRE LE POUVOIR DE FAURE GNASINGBE

Par Yawo KLOUSSE
afriquenligne.com
Mis en ligne le 16/09/20

En conférence de presse ce matin au CESAL à Lomé, le mouvement de Foly SATCHIVI à savoir EN AUCUN CAS et alliés demandent au peuple togolais d’observer du 05 au 30 octobre 2020 le boycott des produits et services appartenant au membre du pouvoir en place pour l’affaiblir économiquement et précipiter sa chute. Les chancelleries et les corps constitués ne sont pas du reste. Voici l’intégralité de la déclaration liminaire lue en 8 minutes par Foly SATCHIVI. Bonne lecture
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DÉCLARATION LIMINAIRE

Les 11 et 12 septembre 2020, les Togolais de la diaspora, dans leur immense majorité, se sont mobilisés comme de vrais et intègres Patriotes pour demander aux dirigeants de leurs pays d’accueil de cesser toute collaboration avec le régime déchu et vomi de Faure Gnassingbé.

Hormis, les États dans lesquels, il était manifestement difficile de manifester ces deux jours, les manifestations dans les pays où elles furent autorisés ont été un véritable succès. Disons plutôt, un très grand succès.

Par leur mobilisation patriotique exceptionnelle, en effet, les Togolais de la diaspora ont montré, à tous que ce qui compte, c’est le TOGO et non les intérêts partisans et égoïstes. Ils ont indiqué, ce faisant, la voie à suivre aux compatriotes résidants au pays.

Rappelons que ces manifestations n’étaient que la première étape de la longue série d’actions prévues par les forces du changement.

Qu’il nous soit permis, ici, d’adresser un message particulier à la communauté internationale qui, jusqu’alors fait semblant d’ignorer la gravité de la situation politique Togolaise.

Excellence Messieurs les dirigeants de la France, de l’Allemagne, des USA, de la Grande Bretagne, de l’ONU, de l’Union Européenne, de l’Union Africaine et de la CEDEAO,

Point n’est besoin de vous rappeler que le Togo, notre beau pays, est gouverné depuis 53 ans par une seule et même famille: La famille Gnassingbé. En cinq décennies de règne sans partage, ceux-ci ont transformé, avec la bénédiction de vos prédécesseurs et, de vous-même aujourd’hui, le Togo, en un État voyou et dictatorial.

C’est dire que si nous sommes, aujourd’hui, à ce stade, c’est en partie à cause de vous.

Cela fait, en effet, plus de 53 ans que vous vous évertuez à protéger ce régime ; cinquante trois (53) bonnes années que vous êtes complices de cette peste immonde qui ruine nos vies et bafoue notre dignité.

Vous lui donnez, en contrepartie des marchés et autres, tout ce qu’il faut pour écraser toute contestation populaire. Des armes, des matériels de répression et de l’argent vous lui en donnez à gogo.
Certains de vos collaborateurs sont devenus, au fil du temps, leurs avocats devant les instances internationaux et les bailleurs de fonds. Vous leur prêtez main forte, chaque fois qu’ils se retrouvent en difficultés.

Comme si cela ne suffisait pas, certains de vos ambassadeurs ont décidé de s’allier corps et âme à eux pour réprimer la liberté. C’est ainsi que des journaux jugés critiques furent condamnés sur demande de vos collaborateurs.

Messieurs les dirigeants de la France, de l’Allemagne, des USA, de la Grande Bretagne, de l’ONU, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne et de la CEDEAO,

Il est temps que vous cessez ces pratiques nauséabondes et suffocantes sur la terre de nos aïeux.

Par votre faute, des millions de nos concitoyens ont été obligés de prendre les chemins rocailleux de l’exil. Certains ont pu arriver à destination. D’autres, par contre, ont péri durant le trajet. Ceux qui par chance ont pu rallier vos États font, aujourd’hui, l’objet d’une discrimination négative fondée sur leur origine.

Certains de vos compatriotes s’en prennent à eux comme s’ils étaient la source des maux qui minent vos États. Et, pourtant, nos compatriotes n’en sont pour rien. C’est vous plutôt qui êtes la cause de leur migration. Ils veulent, pour la plupart, retourner dans leurs États. Malheureusement, vous ne leur donnez pas la chance de rentrer.

Vous savez, en effet, que la majorité d’entre eux ne peuvent rentrer au Togo que quand la démocratie sera effective dans notre pays. Néanmoins, vous faites tout pour que jamais la démocratie ne voit le jour dans notre pays.

C’est pas bien ce que vous faîtes. Changez s’il vous plaît. Il n’y a pas que des intérêts dans la vie. Il y a aussi le bon sens.

Enlevez donc vos genoux de dessus nos têtes pour que nous puissions respirer.
Ceci commande que vous cessez toute collaboration avec le régime criminel et pourri de Faure Gnassingbé. Oui, arrêtez de le soutenir, arrêtez de lui vendre des armes et des matériels de répression, arrêtez de lui apporter des soutiens techniques. Arrêtez de lui servir de gilet par balle.

Le Peuple Togolais, à l’instar de votre peuple, a également le droit de vivre et de goûter aux délices de la liberté, de la justice et de l’égalité.

Notre message n’est aucunément l’expression d’une haine contre vous ou votre peuple. Non, loin de là ! Elle n’est qu’une exhortation à faire ce qui est bien et juste. Nous vous aimons. Mais nous n’accepterons jamais de nous taire face à des agissements qui encouragent et ragaillardissent la dictature. Jamais.

Vous avez peut-être peur qu’avec l’alternance et la démocratie, les Togolais ne soient amenés à vous demander des comptes. C’est justement pour ça que nous vous avons proposé quelqu’un que vous connaissez bien et avec qui vous pouvez discuter. Saisissez donc cette occasion en or. Elle est unique et ne reviendra plus jamais.

Ceci dit, revenons à nos moutons ; comme le dira quelqu’un.

Comme mentionnée plus haut, les manifestations des 11 et 12 n’étaient que la première partie de notre plan global. Cette partie étant consommée, il est nécessaire que nous passons à la deuxième phase.

Cette phase de la lutte concerne beaucoup plus les compatriotes résidants au Togo. Il s’agit, ici, de sanctionner tous les proches et soutiens de la dictature à travers une stratégie tout aussi efficace que les manifestations publiques pacifiques : LE BOYCOTT ÉCONOMIQUE.

LE BOYCOTT ÉCONOMIQUE, UNE ARME CITOYENNE TRÈS PUISSANTE

Contrairement aux manifestations, le Boycott économique n’expose pas les citoyens aux arrestations et à la répression brutale. Tout ce qui est demandé aux citoyens, à travers cette méthode, c’est de ne plus acheter ou consommer tel produit ; pour être beaucoup plus explicite, de ne plus donner au régime et à ses collaborateurs l’argent des gaz lacrymogènes, des balles, de ne plus payer la facture de la luxueuse vie des femmes et enfants des membres de la secte qui nous gouverne.

Cette stratégie a déjà été appliqué, dans bien de pays, et, partout (Afrique du Sud pendant l’apartheid, en Inde, en Pologne, au Chili, etc…) elle connu un très grand succès.

C’est donc, au regard du contexte politique actuelle, la stratégie qu’il convient d’appliquer. Étant donné que c’est l’adversaire qui détermine la nature de la lutte et des méthodes à employés.

En conséquence, nous appelons les Togolais acquis au Changement à boycotter proprement et sèchement les produits TOGOCOM, TOTAL, T-OIL, DJAMA, SIAFA, SOTRAL à compter du 05 octobre, ce jusqu’au 30 octobre 2020.

Les entreprises et produits concernés par le boycott économique qui commence le 05 octobre 2020 sont peu nombreux. Mais soyez rassurés. Il s’agit juste, pour le moment, d’un BOYCOTT TEST qui englobera, avec le temps, toutes les entreprises, sociétés, restaurants, supermarchés, commerces, cliniques, hôtels, écoles, bars, boîte de nuit, compagnie pétrolière et d’assurance et les banques dont les responsables soutiennent le régime en place.

Par ailleurs, nous appelons tous les compatriotes de la diaspora à s’unir de coeur et d’intention avec nous le 05 octobre 2020, à travers des actions d’envergures de protestation contre la dictature, dans leurs pays d’accueil.

Le changement, c’est maintenant ou jamais !

Fait à Lomé, le 16 septembre 2020

La Cellule Communication du Mouvement En Aucun Cas, élargie aux autres forces du changement.

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