LE JEUNE ANGE KOKOU GBETSOGBE RESTE TOUJOURS ENGAGÉ POUR LA DEFENSE DES INTÉRÊTS DE LA JEUNESSE

Interview réalisée par Stan TSEVI afriquenligne.com
Vendredi,le 28 Août 2020.

Reconnu et largement apprécié pour son militantisme au sein des partis politiques, le jeune engagé Ange Kokou GBETSOGBE a été responsable de la coordination des jeunes de l’opposition dans le Vo. Après son recul de la scène politique depuis plus d’un an, le natif de la préfecture de Vo décide enfin de sortir de son silence et relever les défis. Relèvera t il ces défis, toujours aux côtés des partis politiques ou aux côtés des organisations de la société civile?
Dans une interview accordée notre journal AFRIQUE EN LIGNE,Ange Kokou GBETSOGBE répond à nos questions.

Journal : Bonjour Ange Kokou GBETSOGBE j’espère que vous vous portez bien?

Ange : Bonjour M. Stan TSEVI, je vais bien et je pense que c’est pareil pour vous.

Journal : Dites-nous M. GBETSOGBE, ce que vous pensez de la situation actuelle de la jeunesse togolaise?

Ange : Je pense que la jeunesse togolaise allait déjà mal et avec la crise actuelle, tout est empiré; ce qui est valable pour tout le pays.Je profite pour remercier le gouvernement dans sa riposte contre le Corona virus mais au même moment, je pense que gouverner c’est prévoir. je vous dis que j’ai eu à relever plusieurs fois la problématique de prévision gouvernementale. Lorsque vous analysez un peu ce qui se passe ailleurs dans les autres pays, vous vous rendez compte que les moyens alloués surtout financièrement au Togo sont trop maigres. Vous n’allez pas me dire que le Togo n’a pas les moyens après plus de 60 ans d’indépendance de venir en aide aux entreprises privées pour palier au problème de chômage en ce moment crucial de la pandémie. Le programme Novissi qui était dédié en soutien aux couches vulnérables a été suspendu brusquement.Et ceux qui étaient censés même de gèrer les fonds en ont détourné. Aujourd’hui, veuillez faire un tour à l’intérieur du pays pour comprendre ce qui se passe avec le citoyen lambda. J’ai l’habitude de dire que nous sommes l’un des premiers pays du monde où la population est mal nourrie et dévalorisée.

Journal : Pour vous,il reste beaucoup à faire après plus de 60 ans d’indépendance ?

Ange : Je vous dis que nous avons beaucoup à faire sinon ce pays risque de devenir un enfer pour ses propres citoyens ! Voyez-vous nous n’avons pas, après plus de 60 ans d’indépendance un plan financier stable pour accompagner les citoyens en cas de force majeure. Juste cet exemple, prouve à suffisance que nous sommes dans un pays où notre sécurité sociale n’est pas garantie. Tout peut nous arriver à tout moment sans que l’État ne puisse être en mesure de nous venir en aide. Il y’a des autorités togolaises qui viennent sur les médias en clamant le progrès économique du Togo, je les demande juste si cela sert à quoi un progrès économique s’il ne peut pas permettre aux citoyens togolais d’avoir un revenu valorisant, une situation financière stable pour manger trois fois par jour. Le développement d’un pays n’est pas mesuré uniquement part rapport au progrès économique mais en tenant compte d’autres indices, le niveau de vie, le taux d’alphabétisation, le seuil de pauvreté, de chômage etc. Il faut que le Togo repense son destin, nous courrons à la dérive. J’entends toujours les médias dire que le gouvernement de tel pays vient de débloquer telle ou telle somme pour venir en aide aux entreprises, aux personnes vulnérables, aux élèves etc, dites-moi M. Stan si nous notre pays le Togo n’est pas capable.Je ne condamne pas l’État mais je pense juste que la situation reste très déplorable et mérite d’être améliorée considérablement pour l’épanouissement du peuple togolais.
J’ai l’habitude de citer Victor Hugo que j’aime tant: «Améliorer la vie matérielle, c’est améliorer la vie morale; Faites les hommes heureux, vous les rendrez meilleurs.»

Journal : Faites les hommes heureux, vous les rendrez meilleurs. Vous étiez l’un des majors généraux des lycées et collèges de la préfecture de Vo à défendre à vos risques et périls les droits des élèves en 2016. Après votre Baccalauréat en Lettres et philosophie vous aviez occupé de postes de responsabilité au sein des partis politiques, mais par après vous vous êtes retirés sur la scène politique et ce jusqu’à présent, dites-nous M. GBETSOGBE, pourquoi ce silence?

Ange : Je pense que lorsque vous faites quelque chose qui n’a pas toujours marché, il faut à un moment penser à autre chose. Bien-sûr que j’ai pris congé de la politique mais je ne suis pas délié de la politique. La chose politique est indissociable de la vie de l’homme. J’ai pensé faire quelque chose de mieux, mettre mes compétences au service de la jeunesse pour une cause plus noble et honnête. Ce sont les raisons qui m’ont poussé à prendre un peu du recul pour mieux voir.

Journal : Que s’est-il réellement passé?

Ange : Je crois que pour des raisons de confidentialité, je ne peux vous dire quoi que ce soit concernant l’ordre interne des partis politiques.Ce n’est pas louable d’ailleurs. Comme toute organisation il y’a toujours des manquements, des erreurs, des conflits. Ça fait partie du quotidien de chaque organisation politique ou civile mais je pense qu’à un moment, lorsque l’objectif n’est plus de mise,il faut penser à autre chose.

Journal: Qu’en est-il actuellement de votre engagement au côté de la jeunesse togolaise?

Ange : L’engagement reste et demeure le même. Je continue d’une manière ou d’une autre à contribuer à la prise de conscience, à la défense d’intérêts légitimes de la jeunesse. J’ai promis cela à Dieu je suis dévoué à continuer dans le même sens. Il y’a des actions que je menerai encore à l’avenir non pas pour mon intérêt mais pour celui de toute la jeunesse togolaise. Je relèverai de très grands défis.

Journal : Maintenant vous êtes seul, si une organisation politique ou civile vous fait appel , allez-vous répondre ?

Ange : Je crois que j’ai pris le temps d’analyser chaque entité politique ou société civile de ce pays et au moment opportun je n’hésiterai pas à intégrer de gré ou sur leur demande. Ce qui est certain, est que j’ai toujours travaillé avec les gens et je continuerai ainsi. L’objectif d’une organisation m’est fondamental, si cela coïncide avec le mien et de ce que veut ma jeunesse, je pense que je serai très dévoué à cette collaboration.

Journal : Et déjà vous visez quelle entité ! Civile ou politique ?

Ange : Je l’avais déjà dit, j’ai fait en étant encore très jeune dans la politique, je me suis engagé aux côtés de mes pères, grands frères et j’ai vu beaucoup de choses. Aujourd’hui, je veux mieux faire une nouvelle chose, une autre manière de me battre pour la jeunesse togolaise. Si je dois rejoindre la société civile, je vous le dirai, si je dois rejoindre un parti politique je vous le dirai également.

Journal : Selon nos informations, plusieurs personnes auraient déjà proposé que vous vous rangez du côté de la société civile, qu’avez- vous à leur dire?

Ange : Bon, je crois que dans la vie il faut toujours tenir compte des conseils donnés par ceux qui t’aiment bien et qui aiment ce que tu fais! Et je tiendrai compte de leurs propositions diverses. L’objectif je l’avais dit, c’est ce qui m’est fondamental. Je travaille dans ce sens et je crois que bientôt tout sera claire

Journal : Vous vous battrez à nouveau pour faire quitter M. Faure Gnassingbé au pouvoir ou vous vous battrez pour le bien-être de la jeunesse?

Ange : (Rire…) Voyez-vous, je n’ai pas mis M. Faure Gnassingbé au pouvoir pour aller le chasser! Son départ est réglementé juridiquement par la constitution, alors d’un point de vu politique il revient au peuple de décider de celui qui doit le gouverner ! Et je pense que M. Faure Gnassingbé sait très bien quand il faut quitter le pouvoir et quand il ne le faut pas car de toutes les façons le pouvoir finît par lâcher ! Vous avez vu plusieurs exemples dans la sous région. Je crois que toute décision revient au peuple car il a le dernier mot.À un moment donné de son histoire il faut qu’il cesse de se fier à une personne! Il n’y avait pas de leader devant le peuple français en 1789 lorsqu’il devait renverser la monarchie!, il n’y avait non plus de leader devant le peuple burkinabè pour renverser le régime de Blaise Campaoré! Aujourd’hui vous entendez quelqu’un dire que c’est telle personne qui a renversé tel régime ? Non! Il faut que l’esclave décide lui-même de son sort.

Journal: Votre mot de fin

Ange: Je demande juste à la jeunesse togolaise d’être patiente ,je n’ai pas abandonné la lutte.Je reviendrai seul ou aux côtés d’autres grands frères d’ici peu pour continuer ma mission,celle de lutter pour une jeunesse épanouissante.

Journal : Ange Kokou GBETSOGBE, merci pour l’intérêt accordé à notre rédaction, nous espérons vous revoir bientôt en ligne avec nous pour d’autres sujets vous concernant ou d’actualités ?

Ange : C’est moi plutôt qui vous remercie.

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