CES PRÉSIDENTS QUI PLONGENT L’AFRIQUE DANS LA DECONSTRUCTION INSTITUTIONNELLE

Par Yawo KLOUSSE
afriquenligne.com
Mis en ligne le 09/08/20

À un certain âge, tout homme normal cherche à se reposer pour contempler le fruit de ses durs labeurs.

L’âge de la retraite dans mon pays le Togo est fixé à 55 ou 60 ans. À cet âge, vous passez la main à la nouvelle génération, car dit- on, nul n’est indispensable et il n’existe pas non plus de cas de force majeure quand il est question de se reposer pour mieux s’occuper de sa santé et chérir ses petits fils.

Alpha CONDE tel est son nom a 82 ans d’âge. Il est vieux. Il a déjà gouverné son pays la Guinée Conakry durant 10 années déjà. Il souhaite à 82 ans, continuer par travailler pensant qu’il sera encore efficace oh! Hummm bon Dieu !

À la fin de son troisième mandat, il aura 87 ans. Posons nous les bonnes questions. Quelle est l’espérance de vie en Guinée ? Peut être même plus basse que celle de mon pays le Togo.

Combien d’année lui restera- t- il pour se reposer, voyager, contempler la nature, faire le plaisir à son âme, conseiller ses petits fils etc… ?

Je n’ai pas le droit de m’ingérer dans les affaires intérieures d’un Etat qui se dit souverain. Feue ma grande mère disait ceci : ” LA HONTE DU CAÏMAN EST CELLE DU VARAN “. Je suis africain, je suis noir et j’ai honte si l’Afrique va mal avec ses dirigeants aux multiples mandats.

Si l’on peut continuer par travailler à 82 ans, pourquoi alors admettre les citoyens à la retraite ? L’Afrique qui se construit dans la deconstruction actuelle risque de manquer d’institutions fortes dans les 20 ans à venir.

Pourquoi les troisièmes et quatrièmes mandats soient permis au président Faure GNASSINGBE du Togo sous le pseudonyme de nouveau départ ou compteur à zéro et interdit à la Guinée et en Côte d’Ivoire ? L’Afrique rentre désormais dans la deconstruction totale et fera la risée des pays occidentaux, car si j’ai encore en mémoire une correspondance d’un ami européen qui n’a jamais visité l’Afrique, me disait ceci : EN AFRIQUE, ON NE CHANGE PAS DE PRÉSIDENT. En réponse je lui écris : VA LIRE L’ARTICLE 1ER DE LA CHARTE UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME. Je termine avec cette citation de l’écrivain français Alfred de Vigny : “QUE J’AI HONTE DE NOUS, DÉBILE QUE NOUS SOMMES.”

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