CE MILITAIRE MÉRITE DES SANCTIONS DISCIPLINAIRES

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Nous sommes à Limousine dans le quartier Avedji, il sonnait 16h 33 dans ma montre. C’est le mercredi 19 février 2020 date à laquelle les militaires togolais votent par anticipation.

Un événement peu ordinaire s’observe. Un militaire géant trapu barbu en uniforme roulant une vieille moto sur laquelle est collée les affiches à l’effigie d’un candidat à l’élection présidentielle du 22 février 2020 heurte la conscience.

La plaque minéralogique servant de l’imatriculation n’est pas visible, et pour cause, une affiche y est soigneusement collée.

À l’arrêt au feu tricolore de Limousine, il était devant moi. Je m’empresse de le rattraper pour lui dire amicalement que ce qu’il fait n’est pas bien. Il me répond par un sourire en langue Ewé (Gba mind oo) c’est à dire t’inquiète pour ça. J’ai suivi la trajectoire avec lui un petit moment puis au carrefour Y il vire en direction des rails et moi j’ai continué vers la douane.

L’armée dans tous les Etats au monde est républicaine, c’est à dire qu’elle sert l’intérêt de tout un peuple et ne doit de loyauté à personne. Le soldat prend part au vote parce qu’avant de devenir militaire il est un citoyen civil soumis au code civil applicable à tous les citoyens d’un même pays. Il n’a pas le droit de battre campagne pour un candidat ni s’embarrasser des affaires commerciales.

Pour ceux qui ont l’habitude de suivre l’émission ARCHIVES D’AFRIQUE de notre confrère Alain FOKA sur la Radio France Internationale (RFI) le général Eyadema disait qu’en 1967 le seul corps organisé au Togo était l’armée.

À ce jour l’armée togolaise reste un corps organisé et bien discipliné. Beaucoup diront que ce journaliste perd la tête mais non. Pour s’en convaincre, il suffit de donner un rendez -vous sur 7 heure à un civil et un militaire. À l’heure pile le soldat sera au rendez vous, si le civil a trop fait il arrivera à 7h15.

Je reconnais tout le mal que nous subissons de la part de nos soldats et d’ailleurs c’est juste une minorité qui commette des exactions sur nous.

En côtoyant le gendarme Kao ATCHOLI dans la société civile togolaise, je découvre que l’armée regorge de citoyens intellectuels et bien éduqués.

En terminant cet article, je n’ai plus envie de soumettre ce soldat déjà miséreux à une quelconque discipline. Pardonnez le et que de tels actes ne se reproduisent plus.

Yawo KLOUSSE

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